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Témoin à charge

Témoin à charge

On aime beaucoup Film de suspense réalisé en 1957 par Billy Wilder

 
Mercredi 23 janvier de 13:55 à 15:55 sur Arte
Voir dans la grille
 
 
 

Leonard Vole est accusé du meurtre de la vieille et riche madame French, qui avait fait de lui son héritier et son amant. L'inculpé confie sa défense au prestigieux avocat londonien sir Wilfrid Robarts, qui a été contacté par un confrère de ses amis. Bien qu'il se remette à peine d'une attaque cardiaque, Roberts accepte de prendre l'affaire en main. Une infirmière le suit et veille sur sa santé. Le procès se présente mal. Leonard Vole n'a qu'un témoin. Il ne peut compter que sur son épouse, Christine, seule capable de l'innocenter en disant qu'il était avec elle au moment du crime. Mais Christine finit par témoigner en sa défaveur, ce qui lui promet une condamnation logique...

 
 

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 19/01/2013

On aime beaucoup

| Genre : film de procès tordu.

L'histoire aurait pu donner lieu à un simple film de prétoire, malgré son long prélude chez l'avocat. Mme Christie l'avait déjà dotée d'un double rebond final, qu'un avertissement des producteurs conjure le spectateur de ne pas dévoiler à son prochain. Wilder y met aussi sa patte.

La première moitié est tricotée une maille à l'endroit, une maille à l'envers. Un, brosser le portrait du vétéran du barreau qui se saisit de l'affaire : gros numéro de Charles Laughton, qui joue au chat et à la souris avec la rustique infirmière chargée de surveiller sa santé vacillante. Deux, recomposer l'intrigue en flash-back : une riche veuve a été assassinée ; on soupçonne le fringant jeune homme qu'elle avait pris sous sa protection, lui-même marié à une mystérieuse Allemande. Au tribunal, on guette le choc des deux monstres. Il viendra. Marlene Dietrich est d'abord montrée comme si elle était dans un autre film. C'est pour mieux faire exploser à la fin les conventions du genre. Quelques grammes de colossale finesse, un soupçon d'hystérie dans les tasses de thé et un drôle de pétard sous les perruques blanches. — François Gorin



François Gorin
 


20/01/2013
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